Tout reste à faire

Au début de la 1ère partie de cette série, j'insinuais que tout n'avait pas été fait. Et je le pense. Les temps changent et changeront toujours : même lorsqu'une mode revient, elle le fait différemment. Ainsi, les préoccupations des années 2020 ne sont pas les mêmes que celles des années 2010 ou 2000.

Concrètement ? Les applications relatives à la canicule ont - hélas - plus de débouchés aujourd'hui qu'il y a vingt ans ou seulement dix. Créer un portail ou une app permettant aux utilisateurs de lister leurs solutions pour se rafraîchir sans recourir à un climatiseur est une des nombreuses idées du moment. Ou au contraire, si vous choisissez le côté obscure de la force, faire un site sur les climatiseurs (mais est-ce bien raisonnable ?).

Autre exemple

Le désir de démocratie directe ouvre la voie à de nombreuses applications permettant de recueillir les avis et opinions d'une collectivité (quelle soit locale, départementale, régionale ou nationale voire internationale). Vous ne serez pas le premier à créer une application sur ce thème, mais vous pouvez apporter votre pierre à l'édifice et le faire en collant à notre époque, où tout le monde a un smartphone dans sa poche.

Pour le dire vite, chaque époque est confrontée à des problèmes spécifiques, auxquels de nouvelles applications pourront tenter d'apporter un morceau de solution. Considérer que tout a déjà été fait et que nous sommes nés trop tard est tentant. Mais dans 20 ans, nous serons enviés. On nous dira qu'à notre époque, dans les années 2020, tout restait à faire. Nous avons tous tendance à négliger les spécificités et opportunités de chaque époque (ou simplement décennie).

Mais je dérive vers la création de nouvelles applications commerciales. Revenons à nos moutons : la recherche d'idées permettant de pratiquer une nouvelle compétence. Même si un dernier point mérite d'être évoqué : les morceaux d'idées.

Implémenter un morceau d'idée

Le risque majeur lorsque l'on se lance dans la création d'une application est de ne jamais terminer son projet. Mes vieux disques durs regorgent d'applications achevées à 80%, d'autres à 60% et d'autres encore à 10%. Cela ressemble de plus en plus aux résumé des séries que je ne termine pas sur Netflix. Au point que cela pourrait être une idée de créer une bourse d'applications partiellement terminées que d'autres développeurs souhaiteraient justement terminer.

Même si vous vivons une époque où grâce à Firebase il est possible de se libérer du fardeau de créer un système d'authentification en quelques clics ou purement et simplement de créer un backend en 5 minutes chrono, la création d'une application complète est rapidement TRES chronophage. Il peut ainsi être intéressant de se consacrer au développement d'une simple fonctionnalité isolément.

Trouver le problème qui se pose à de nombreuses applications

En poste, j'ai découvert qu'une société était spécialisée dans la recherche de noms de rue. Le problème qu'elle avait constaté était que les rues renommées, créées (suite à la construction d'un lotissement) et même supprimées empêchaient certaines de leurs boutiques clientes de bénéficier de l'auto-complétion sur l'adresse précise de certains de leurs clients finaux. Ces entreprises ne souhaitaient pas utiliser Google Places et optaient donc pour le référentiel et la lib proposés par ce petit éditeur.

Autrement dit, certaines applications portent uniquement sur une toute petite fonctionnalité qui, lorsqu'elle manque ou n'est pas pas optimisée, est un caillou dans la chaussure de beaucoup d'entreprises. Au lieu de créer un enième CMS de e-commerce, l'éditeur s'est occupé d'une toute petite fonctionnalité utilisée par de nombreux sites de vente en ligne au moment de la validation d'une commande.

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Trouver des idées d'applications (partie 3)